Lundi 31 octobre 2011
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avec Mathieu Amalric, Edouard Baer, Maria de Medeiros, Isabella Rossellini, Jamel Debouzze, Chiara Mastroiani...
A Téhéran, dans les années 1950, un musicien virtuose perd tout goût pour son art et décide de se laisser mourir.
Partant de cette situation, le récit va se dérouler en volutes capricieuses, en mélangeant les époques (les retours en arrière sur l'existence de son personnage principal se mêlent à l'évocation
de la destinée future de ses deux enfants), mais aussi les genres et les tonalités: on passe sans crier gare du tragique au comique, de la comédie au mélo ou au fantastique.
Adaptant une de ses bandes dessinées avec Vincent Paronnaud, qui était déjà son complice pour Persépolis, Marjane Satrapi réussit ici un conte
séduisant, entre rire et larmes, entre amusement et émerveillement. Elle a choisi de faire incarner ses personnages par des acteurs "en chair et en os", mais en gardant la liberté de ton et de
narration qui caractérisait la bande dessinée originale.
Le travail sur la lumière et l'utilisation de la musique ajoutent au charme de ce film qui aborde en toute légèreté un certain nombre de questions
essentielles: quel est le sens de la vie? comment concilier la vie et l'art? que laisse un homme après sa mort?
Le propos pourrait sembler funèbre, voire pesant, mais ne vous fiez pas à ce préjugé: Marjane Satrapi et ses complices ont su l'habiller des couleurs du rêve
et de la magie d'un théâtre fantasque...
Catherine
Par Sauvons les Dianes, l'équipe
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Dimanche 30 octobre 2011
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Lettre ouverte
Madame, Monsieur, Cher amis, Signataires de la pétition pour le sauvetage du cinéma les
Dianes,
La fermeture du cinéma les Dianes se précise pour la fin de cette année. Il semble qu'une reprise soit envisagée.
Par voie de presse, des informations sur le projet que la municipalité envisage de soutenir nous arrivent par bribes. Le maintien dans les lieux d'une
activité de diffusion est acquise, mais avec qui, dans quelles conditions, avec quelle programmation et quel mode de gestion ? Nous n'en savons pas plus au moment de rédiger ces lignes
!
Nous venons d'écrire officiellement au Sénateur Maire afin d'être reçus. Nous souhaitons qu'il nous explique précisément ce qu'il souhaite
faire.
Comme nous en avions convenu lors de notre dernier rendez-vous au mois de mai dernier, il nous semble essentiel qu'il tienne compte de l'important travail
d'analyse et de diagnostic réalisé par l'association avec ses partenaires nationaux depuis 18 mois.
Dans un contexte encore très incertain, nous avons rédigé une lettre ouverte, aux adhérentes et adhérents que vous êtes, aux signataires de la pétition ainsi
qu'aux habitants du Compiègnois.
Nous vous proposons une assemblée générale extraordinaire:
le 19 novembre prochain à 18h15,
dans l'annexe municipale de la Rue de la Surveillance à Compiègne.
De nombreuses questions se posent quant à la pérennité de la solution qui va nous être proposée. Nous souhaitons en débattre.
D'ici là, nous vous laissons découvrir un petit film réalisé dernièrement par une amie de l'association. Vos commentaires sont les bienvenus !
Venez nombreux le 19 novembre prochain !
Amicalement,
L'équipe du Conseil d'Administration de "Sauvons le cinéma les Dianes"
Par Sauvons les Dianes, l'équipe
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Jeudi 27 octobre 2011
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COMPIEGNE Grève des projectionnistes
Le cinéma du centre-ville de Compiègne et le multiplexe en périphérie, qui appartiennent à la même propriétaire, sont fermés ce jeudi après-midi, suite à une grève des projectionnistes. Ils
estiment ne pas avoir obtenu de réponses précises sur leur devenir, une fois que le cinéma du centre sera vendu et fermé à la fin de l'année.
Par Sauvons les Dianes, l'équipe
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Samedi 15 octobre 2011
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Par Christine
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Vendredi 14 octobre 2011
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Un amour de jeunesse (film français de Mia Hansen-Love, 2010).
Camille et Sullivan s’aiment, mais Sullivan part pour un long voyage en Amérique du Sud, et, au bout de
quelque temps, ne donne plus de nouvelles. Séparée de « l’homme de sa vie », Camille tente de se suicider, puis accepte de commencer des études d’architecture. Là, elle rencontre
Lorenz, brillant architecte, avec lequel elle arrive à refaire sa vie. Mais Sullivan réapparaît, et elle s’aperçoit qu’elle n’a nullement fait son deuil de son « amour de
jeunesse ».
Simple et banale « love story » ? « Je regrette
souvent au cinéma, déclare la réalisatrice, qu’un personnage ne puisse pas dire une chose et son contraire, alors que dans la vie c’est plus confus,
contradictoire. » C’est qu’une jeune femme peut aimer deux hommes à la fois, aussi sincèrement dans un cas que dans l’autre – de même qu’un jeune homme peut aimer une jeune fille, et,
dans le même temps, se préparer à un long voyage sans elle. Etudiante en architecture, puis architecte confirmée, Camille (admirable Lola Creton, candidate au Bac au moment du tournage, et qui
mène son personnage de l’adolescence à l’âge adulte - une adolescence jamais vraiment dépassée, un âge adulte toujours fragile) passe son temps à « construire » et à
« déconstruire » sa vie. Sullivan arpente l’espace sans répit, à vélo, comme un personnage des frères Dardenne. Les sentiments ne cessent de mourir et de renaître, le temps se dilate et
se rétrécit au gré des rencontres, les paysages se succèdent - Ardèche, Paris, Allemagne, Danemark, terre et eau… -, aussi lumineux les uns que les autres : c’est la vie, dans son extrême
beauté, ses progrès, ses retours sur soi, ses impasses…
Claude
Par Christine
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